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Shabastet

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  • : Blog sur la danse en général et l'opéra de paris en particulier rédigé par Valérie Beck, administratrice du forum danses pluriel
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Noureev

 

Danser, telle la phalène sous la lune, le pinceau du calligraphe, ou l'atome dans l'infini 

                                              

marie-taglioni-in-zephire.jpg

30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 05:40

compte rendu écrit sur le forum danser en france de cathy


Re: Giselle - 24 septembre -12 octobre 2009

Messagede shana » Mer Sep 30, 2009 7:50 am

quelques notes sur l'ensemble, qui je le répète, était une sorte de perfection!

il faut dire que je n'étais pas allée à Garnier depuis raymonda ( donc décembre dernier!)

retrouver ce " niveau de danse" est toujours pour moi aussi stupéfiant, malgré mes trente ans d'opéra garnier! :shock:

Je vois cette Gisèle dans cette version ( décor de Benoist(?)) pour la troisième saison

j'avais vu les deux précédentes avec Pujol/Leriche/Gillot
Là, Dupont était nouvelle à mes yeux

ce qui m'a surtout frappé, ces que ces trois grands artistes mettent toute leur technique exclusivement au service de leur personnage, d'un bout à l'autre
Ainsi, MA Gillot a t'elle mûrie sa Myrtha, qui ne perd absolument rien de sa force, de sa souveraineté, comme une sorte de Perséphone, mais cette fois ci, elle a considéblement affiné ses mouvements rendant l'ensemble de son jeu moelleux, délicat, notamment dans les sauts
ainsi, ses " jetes attitudes" ( je ne sais pas comment on les appelle) où les années d'avant, elle mettait de la force dans les épaules ce qui donnait un petit sursaut vers l'avant, coulent tout seuls, comme si elle n'était que légèreté
elle arrive donc à la fois a avoir la puissance et la légèreté, et une flamboyance!!! :shock:
c'est impressionnant, elle semble n'^tre que vengeance et implacabilité tout en alliant virtuosité et " volatilité si je puis dire! du grand art, je n'avais jamais vu une myrtha comme elle, j'en ai vu de délicate, de puissance, mais les deux à la fois :shock:

le couple Leriche dupont est sublime :bravo:
avec Dupont, Nicolas est tout juvenile! on dirait un gamin amoureux!
quand à Aurélie, elle est d'une fraîcheur ! c'est en renversant dans son premier acte
pas d'esbrouffe là non plus, tout les pas servent le personnage, l'interprétation et c'est tout
je pensais en les voyant danser " ils ont gardé leur juvenilité de quand ils étaient momes, à l'école de danse"

car après tout, les protagonistes sont des enfants!

j'ai beaucoup aimé la folie de Giselle, Aurélie y a mis un abandon total sans en faire " des tonnes"
son jeu reste étonnant juste, sobre, mais tellement touchant!
elle a pris un tempo rapide pour le moment ou les mouvements se " cassent" qui rend bien toute la douleur qu'elle ressent

Albrecht éprouve alors un véritable chagrin et il ne sait plus quoi faire, lui aussi est touchant dans cette scène

j'ai bien aimé la bonne humeur contagieuse qui se dégage de Thibaut! il nous met en joie! :D et puis quel ballon!!
c'était techniquement parfait
après ce que j'avais lu sur Pagliero je m'attendais au pire, mais bon, j'ai été stupéfaite par son travail de jambes et de pieds, c'est assurément virtuose!
en revanche, sa présence scénique est pour l'instant " scolaire" je n'ai pas vu de personnage derrièr sa danse, contrairement à Thibaut qui a une extraordinaire présence et un petit côté cabotin que j'aime bien!!!

à noter le jeu de Béatrice Martel, délicieux en princesse " très high society" à la fois amusée et touchée par Giselle et qui prend souvent son père à témoin

l'écuyer, JC Guerri est vif, et très présent aussi sur scène pour ce rôle mimé par forcément évident

le Hilarion de Paul est un Hilarion classique, c'est l'homme simple, jaloux, qui lui aussi à la fin du premier acte s'en veut pour le drame qu'il a provoqué par jalousie; belle présence scénique pour lui aussi; il se dégage de son corps une grande force, un jalousie qui couve sans cesse, sauf à la fin de l'acte I

maintenant, une palme toute speciale pour ces demoiselles : bance, giezendanner, granier, levy, ranson, robert, fujii( elle brillait hier, lle etait pleine de charisme) vareiles, absolument parfaites en amies de giselle!!
d'habitude, ces petites danses en jupe rose m'ennuient un peu, mais là!!! j'ai écarquillé les yeux tant et plus : elles étaient non seulement parfaitement ensemble, mais témoignaient d'une joie à danser complètement contagieuse, c'est un pur bonheur de les voir en scène

tout le reste de la troupe était vivant, dansant... bref, un premier acte comme j'en ai rarement vu d'aussi abouti d'un bout à l'autre!!!

quand au second acte, je n'ai rien à dire, tellement il était abouti parfait d'un bout à l'autre!
tout était dansé sur le fil de l'émotion, sans pathos, c'était d'une justesse de ton absolu, et techniquement sublime

Leriche d'habitude un peu lourd dans ses receptions de sauts, était léger comme une plume sans rien perdre lui non plus de sa force
ses receptions étaient parfaites, malgré la puissance la fougue et l'élévation
il y avait un silence total pendant les pas de deux

il a effectivement changé la fin de sa variation aux entrechats, et j'aime tout autant car son personnage reste là tout entier,

j'ai bien aimé les deux willis ( Giezendanner, Granier) mais celle qui doit faire le tour en l'air reception 5ème a un rôle ingrat
je n'ai vu personne réussir ces receptions, à chaque fois l'un des pieds doit rectifier l'équilibre au sol; il faudrait changer ce pas!!!

quand au corps de ballet, rien à dire non plus

ah, les éclairages sont moins jaunes qu'il y a deux ans, et il y avait une belle ambiance lumineuse
il faut dire aussi que je n'ai pas vu la scène de la quatrième loge comme la dernière fois, mais du balcon ( ben oui, je n'ai pas eu le choix mais l'embaras!) et peut être du coup, voit on les lumières différemment?


l'orchestre : festival de fausse note, cuivres qui jouent comme à la fête de la bière en bavière, violons qui miaulent comme des chats
certes le chef à fait ce qu'il a pu, mais alors! les orchestres d'élèves de conservatoire font mieux
j'ai hué l'orchestre, et j'ai été rejointe par pas mal de gens finalement!!
et ma voisine de me dire " je ne suis pas musicienne, mais pourquoi sifflez vous
et je lui explique
elle ajoute, hilare, " ah, j'avais bien remarqué qu'il y avait des choses etranges dans cet orchestre!"

je trouve que des artistes de cet envergure meritent de la véritable musique, et pas cette médiocrite qui doit les perturber
si je devais danser sur ces fausses notes, je serai vraiment déconcentrée!!!
mieux vaut alors une bande son!!!!
bref!.... pour un premier ballet, quel merveille!
impossible de m'endormir ensuite!!! :mrgreen:
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 04:00

critique addictionnelle écrite sur le forum danser en france de Cathy


j'étais à la première!
mon côté latin ( moi qui suis à moitié allemande!) a fait que j'ai pleuré pendant les dix premières minutes
je revoyais mon cher Noureev régler le ballet, 25 ans plus tôt
ils étaient tous là, les fantômes du passé, Noureev en tête, là, dans les cintres...
je n'avais pas ressenti une telle nostalgie, une telle émotion depuis longtemps!

j'ai passé une soirée très très émouvante, que je décrirais longuement demain

Bravo à MAG qui avait un trac terrible, elle cherche encore ses marques ( Martinez l'a bien recentrée dès le première pas de deux) et je pense que le 5 décembre, sa Raymonda va prendre son envol

Triple bravo à Dorothée et Nicolas, hyper populaires auprès d'un public qui les a ovationnés, à juste titre!

idem pour Joshua et Florian: ma foi, Legris Hilaire n'étaient pas loin!

et puis, Raymonda est MON ballet
de la danse comme j'aime : je me contrefiche de l'histoire, mais voir dans la même soirée, des hommages à Paul Taylor ( variation abderam) de la danse de caractère, de la danse classique, des espagnolades, de la danse mi gypsie, mi orientale, mi contemporaine, moi j'adore!!!!

une très belle et émouvante soirée
même que l'orchestre Colonne a fait des efforts!!!!

ah, j'en redemande!!!!

seule Cozette faisait tâche; j'ai failli le dire à Brigitte lefèvbre assise juste derrière moi....!
mais pourquoi l'avez vous nommée????? :cr:
festival de pieds en dedans, de bras qui se baladent n'importe comment, sans parler des fesses en arrière et du cou en avant

et mon mari, qui ne connait rien à la danse classique, me dit :" c'est pour être comique, que cette ballerine se tord comme cela dans tous les sens? " et il était sérieux!....

j'avais pris ces places pour voir Nicolas.... je ne l'ai pas regretté! hm, Raymonda a mon avis, ne l'oubliera pas de sitôt, celui là!!! des yeux!!! et une touche de féminité orientale!.... sans perdre pour autant toute sa méditerannéenne ( sic) virilité!!! oriental, quoi!

et que c'est bon de revoir MAG dans du classique qui lui va!!!!
quels beaux ports de bras, quelle belle technique!

oui, je reste fan!

( Suite du compte rendu le lendemain)

Lac des cygnes a dit bien des choses que je ne vais pas redire! :D

effectivement, Nicolas est un Abderam merveilleux, aussi puissant et félin que Guizerix !
quitte à me répéter, j'ai choisi cette distribution surtout pour lui! :a:l :a:l :a:l
en fait, j'aurais adore voir dans la même soirée :
Dorothée Gilbert : Raymonda
Jean de Brienne : Mathieu Ganio
les amies, Ciaravolla et Nolwen Daniel, injustement pas assez distribué
et Abderam N Leriche, évidemment!!!

j'ajoute au beau résumé de Dorothée que je n'ai pas du tout aimé Romberg qui en fait beaucoup trop dans son rôle de Comtesse, elle surjoue
au troisième acte c'est elle qui danse le pas des Hongrois
Hof par contre est très bien en roi

L'orchestre Colonne n'a même pas massacré la partition, oh joie!!!!
il y a bien eu la petite flûte qui s'est emportée par un moment, et un ou deux couacs de cuivre, mais dans l'ensemble, ça restait relativement musical

Pour MAGillot, je vais détailler quelques variations ( sept variations, il y a, dixit Noureev à Florence Clerc qui devenait toute pâle rien que d'y penser! :mrgreen: )

sa première variation effectivement n'était pas la meilleure : c'est celle où elle entre et ramasse les roses
comme le disait Vulpian, c'est dur, car il faut passer du sol à l'attitude relevé, avec l'épaulement et tout, plus jouer...
on sent un trac terrible, techniquement tout est en place, mais le personnage n'est pas incarné

la variation lente de l'adage était très belle, et très soutenu, port de bras moelleux, mais on ne sait toujours pas qui est Raymonda; on a l'impression que MA hésite entre plusieurs interprétations du personnage

La variation rapide ( que Noureev danse dans le documentaire avec ses chaussures rouges) avait bien des qualités ; légère, poétique, bien soutenu, celle au voile était pleine de poésie et de douceur, même si le maniement du voile lui a causé quelques petits soucis

je l'ai beaucoup aimé dans le début de la claque où elle est impériale! quel port de tête, et quelle majeste
ses bras sont sublimes aussi, et elle est vraiment à ce moment là " elle même"
et je crois que c'est peut être cela qui n'allait pas, par rapport à l'interprétation du personnage car sur le plan de la danse, j'ai beaucoup aimé ce qu'elle a fait : c'est qu'il était difficile pour elle d'être " une petite princesse" qui devient ensuite une puissante Raymonda

du coup, je n'ai pas trop compris qui elle voulait être dans le premier acte

je pense que dans les deux prochaines représentations, MAG va mieux camper son personnage et que du coup, l'ensemble sera plus lisible

je ne suis pas d'accord avec vous Iléana, j'ai beaucoup aimé les pas de deux!
j'ai trouvé que Martinez aidait MA à se poser, à prendre ses repères sur scène, je les ai trouvés en harmonie, et je ne me suis pas ennuyée pendant ces pas de deux ( d'habitude, ils me barbent un peu)

Nicolas leriche : c'est fou comme la scène devient minuscule quand il danse! il occupait tout l'espace, tout à coup, on avait l'impression que le plateau de Garnier ( ah quelle bonne idée de l'avoir remonté là et pas à Bastill!) était trop petit pour lui
j'ia beaucoup aimé le pas de trois des garçons dans le rêve de Raymonda!

Quand à Dorothée Gilbert, son personnage est fabuleux : elle a une musicalité incroyable, pour la variation lente, elle a pris un tempo lent, qui lui permettait de montrer toute une facette de son personnage, elle a une présence sur scène incroyable, et oui, volait la vedette de tout le monde! ( sauf Nicolas) sa batterie est ciselée, elle est à la fois légère et puissante, elle va faire une magnifique raymonda, c'est sûr!!!


les pas de six, de quatre, de cinq, bref, sont toujours un régal pour les yeux!

enfin, le corps de ballet : quelques petits défauts de ci de la, mais la valse fantastique était très réussie!
quand je vois tous ces pas compliqués que les danseurs doivent enchainer non stop, je me dis : ils ont intêret à être en forme!!!

je suis contente que l'opéra ait gardé l'ancienne production!

je voudrais encore citer Wiart, et valastro, très bien en sarrasins
par un moment, la sarrasine a perdu les pompoms de ses basques, et hop, Valastro les a ramassés'air de rien ( mon mari n'a rien vu du tout!)quel présence d'esprit!
parler aussi de la belle espagnole de Bellet, christophe duquenne manquait un peu de feu!

je ne reviens pas sur Cozette, que sincèrement, j'étais contente de voir dans ce rôle après l'avoir aimé en Médée
mais les grosses lacunes de sa technique ressortaient hier d'autant plus cruellement qu'elle avait pour amie Dorothée.... quelle déception!

bref, je l'ai revu avec un grand plaisir et j'ai hâte de lire vos compte rendus sur les autres distributions!

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 22:36

petit compte rendu additionnel écrit pour danser en france


Je vais complèter un peu mon mini compte rendu d'hier, mais beaucoup de choses écrites par Iléana rejoignent mon sentiment, donc je ne ferai pas de doublons écrits !

Le défilé : émouvant, mais pas en ligne du tout, c'en était drôle! cela donnait un peu avant gout du " concert" de Jérôme Robbins!
ou bien un danseur sortait d'une ligne, ou bien trois danseurs étaient sur une ligne et trois autres un bon mètre derrière, les bras, n'étaient pas à la même hauteur, bref, une jolie et émouvante pagaille....


en Sol : c'est surtout la musique qui est magique! un moment un peu léger! Y brillaient comme cela a déjà été dit Laura Hecquet et Mathilde Froustey, sublimes toutes les deux
j'ai retrouvé avec plaisir MA Gillot que j'ai préféré dans Triades

Une pièce un peu légère, acidulée...

Triade alors là, je dis wouahhhh! j'avais vu les répétitions avec Belingard au journal de la culture d'arte, mais avec les éclairages, la mise en espace, la musique live, c'était vraiment un grand moment de danse avec des tensions fortes, de la virtuosité, des garçons extrêmement investis ( Bezard et Moreau) et des filles qui ont une présence ( MA impériale, puissante, Pujol, comme du vif argent, tout en nerfs) chacun a dansé avec autant de générosité que de virtuosité , les deux grands moments du ballet étant le duo entre les deux garçons et le finale époustouflant ( manège de grands jetés en l'air de MA Gillot, qui arrive, même une fois la jambe en l'air a la redresser encore plus vers le haut! et Pujol qui cisèle chacun de ses pas, avec des pirouettes qui s'enchainent à des fouettés qui se finissent par des vrilles virevoltantes d'une légèreté! :shock: )
mais la virtuosité n'était pas le seul ingrédient, il y avait l'ambiance générale ( rouge, noir, avec le sol où se dessinaient des sortes de rectangles fenêtres, qui changeaient, car les lumières changeaient habilement la mise en espace de la scène)
bref, j'ai été emporté au point d'oublier qu'on crève de chaud à l'amphithéâtre et qu'on est tout replié sur soi, les jambes qui gonflent, la gorge sèche, tout ça oublié par la magie de Triade!!!

In the night m'a réconcilié avec Benjamin Pech que je trouve toujours fade : il formait un duo avec Osta qui touchait au sublime ; un même souffle semblait les habiter tous deux; un pur moment de poésie; Bullion a été un très mauvais partenaire pour Letestu qui heureusement a du métier!
et puis Dupont Leriche.... la vie a tout à coup envahi la scène, comme si hop, ces deux la nous tiraient d'une douce rêverie...

la pianiste, pas top, scolaire!!!!

bon, ensuite, The concert : ah, j'adore ce ballet, je suis ressortie en joie!!!!

j'ai souligné les talents de comique de Gilbert, mais je peux aussi parler d'Alessio Carbone excellent en mari! d'ailleurs tout était vivant, drôle, bien enlevé, on sentait les danseurs heureux dans cette oeuvre, le spectacle des petites ballerines à la fois drôle et émouvant, et le finale en papillons.... imparable!

et là, mille bravos à la pianiste ! quel toucher, quel son! et un vrai sens de la scène ( Vessela Pelovska)

Citons pour finir la direction musicale de Koen Kessels qui a réussi à faire des miracles avec l'orchestre, y compris dans Ravel!
chapeau! c'est la première fois que j'entends l'orchestre sonner bien, sans lourdeur, avec poésie! bravo au chef! :bravo:

voilà, une soirée où on est heureux de retrouver l'ONP!..... :fou:! :a:l :hola!
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 22:36



 
Ah, retrouver l'opéra de Paris! Quelle joie!
Et je voulais absolument revoir le défilé, vu pour la première fois en 1993
c'est la première fois que je le voyais à garnier, où, pour la circonstance, comme dans l'âge heureux, la scène est ouverte sur le foyer où les glaces démultiplient à l'infini les 142 danseurs de l'école et du ballet...


 Le défilé : émouvant, mais pas en ligne du tout, c'en était drôle! cela donnait un peu avant gout du " concert" de Jérôme Robbins! ou bien un danseur sortait d'une ligne, ou bien trois danseurs étaient sur une ligne et trois autres un bon mètre derrière, les bras, n'étaient pas à la même hauteur, bref, une jolie et émouvante pagaille....  émouvant, car voir les tous jeunes petits rats cotoyer les plus anciens.... et puis parce que c'est Leriche qui a clos la marche.... le voilà qui se retrouve, depuis les départs de Bélarbi, Hilaire, Legris, la plus ancienne étoile....

en Sol : c'est surtout la musique qui est magique! un moment un peu léger! Y brillaient  Laura Hecquet et Mathilde Froustey, sublimes toutes les deux. Mathilde a tout d'une future étoile et sa joie à danser est communicative... elle est vraiment pour moi dans la continuité d'une Noella Pontois...
J'ai retrouvé avec plaisir MA Gillot que j'ai préféré dans Triades.
 Une pièce un peu légère, acidulée... où les danseurs en costume rayé évoquent la mer, l'été, le bord de mer, l'insouciance...

Puis venait la création de B Millepied : Triade Alors là, je dis wouahhhh!
j'avais vu les répétitions avec Belingard au journal de la culture d'arte, mais avec les éclairages, la mise en espace, la musique live, c'était vraiment un grand moment de danse avec des tensions fortes, de la virtuosité, des garçons extrêmement investis ( Bezard et Moreau) et des filles qui ont une présence renversante : MA impériale, puissante; Pujol, comme du vif argent, tout en nerfs, les deux filles extremement virtuoses... Chacun a dansé avec autant de générosité que de virtuosité, et avec ses trippes aussi, ce qui fait du bien à l'ONP. Les deux grands moments du ballet était le duo entre les deux garçons et le finale époustouflant ( manège de grands jetés en l'air de MA Gillot, qui arrive, même une fois la jambe en l'air a la redresser encore plus vers le haut! et Pujol qui cisèle chacun de ses pas, avec des pirouettes qui s'enchainent à des fouettés qui se finissent par des vrilles virevoltantes d'une légèreté! ) La virtuosité n'était pas le seul ingrédient, il y avait l'ambiance générale ( rouge, noir, avec le sol où se dessinaient des sortes de rectangles fenêtres, qui changeaient, car les lumières changeaient habilement la mise en espace de la scène)

Bref, j'ai été emportée au point d'oublier qu'on crève de chaud à l'amphithéâtre et qu'on est tout replié sur soi, les jambes qui gonflent, la gorge sèche, tout ça oublié par la magie de Triade!!! Bravo aux artistes et à Millepied qui portent bien son nom!


In the night m'a réconcilié avec Benjamin Pech que je trouve toujours fade : il formait un duo avec Osta qui touchait au sublime ; un même souffle semblait les habiter tous deux; un pur moment de poésie; Bullion a été un très mauvais partenaire pour Letestu qui heureusement a du métier! et puis Dupont Leriche.... la vie a tout à coup envahi la scène, comme si hop, ces deux la nous tiraient d'une douce rêverie... la pianiste, pas top, scolaire!!!!

Enuiste, The concert : ah, j'adore ce ballet, je suis ressortie en joie!!!!  " les petites misères de chacun" est le sous titre
C'est un ballet où des petites scènes s'enchainent les unes aux autres : des gens écoutent un concert dans un parc : quelqu'un mange et gêne tout le monde, deux amies papotent, une ballerine tombe amoureuse de la musique et du piano, un mari a accompagné là de mauvaise grace sa femme mais lit son journal.... puis se suivent d'autres épisodes, tous frais, poétiques, drôles et pleins de vie...
Dorothé Gilbert a des talents de comique exceptionnels! Elle a mis de la gaité, de la fantaisie dans cette oeuvre! Elle m'a rappelé Loudières, que j'avais vue dans le même rôle. Et puis quelle ligne, quelle facilité quand elle danse! Alessio Carbone  est tout aussi drôle excellent en mari!
d'ailleurs tout était vivant, drôle, bien enlevé, on sentait les danseurs heureux dans cette oeuvre, ils s'amusaient autant que les spectateurs :  les petites ballerines qui dansent et se trompent étaient  à la fois drôles et émouvantes,  le finale des papillons.... imparable!  pleins de poésie et de burlesque, mais un burlesque spirituel! et là, mille bravos à la pianiste ! quel toucher, quel son! et un vrai sens de la scène ( Vessela Pelovska)

Voilà le propre des chorégraphes américains : ils peuvent passer du plus pur classique à Broadway sans la moindre culpabilité... c'était un bel hommage rendu au talent de Robbins, père de West side story....

Citons pour finir la direction musicale de Koen Kessels qui a réussi à faire des miracles avec l'orchestre, y compris dans Ravel! chapeau! c'est la première fois que j'entends l'orchestre sonner bien, sans lourdeur, avec poésie! bravo au chef! voilà, une soirée où on est heureux de retrouver l'ONP!.....

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 22:36

je livre ici tel quel une réponse à un forumeur et mon petit compte rendu de la soirée, écrit sur le forum de danser en france!!


Oui, Truitonne, on sait ce qu'on applaudit, on est pas tous des spectateurs débiles et ricanants!!! :mrgreen:

on peut apprécier l'univers d'un homme comme Mats Ek parce que précisément, il sait mettre en scène les horreurs, les vices, le sadisme d'une certaine humanité sans tomber dans l'effet. Je dis bien d'une certaine humanité, car le pire côtoie le meilleur sur notre Terre!
Le texte de Lorca a été écrit juste avant qu'il soit arr^té et exécuté par les les Franquistes. Il est noir, sombre, mais Mats Ek lui a apporté aussi de la lumière

dans Bernarda, il y a une vitalité, une incitation à la révolte qui côtoie l'oppression; a la fin, les filles de Bernarda se révolent et la quittent;
le message est clair : l'union fait la force!

par ailleurs, les moments de danse sombres côtoient les moments de danse où entre de la lumière ( ronde des filles sur lumière rouge, scène avec la domestique( Gillot) et le technicien

Quand à une sorte de, c'est une chose burlesque, étrange, et pleine d'une vitalité sauvage

Je dois dire que si j'ai préféré la maison de Bernada pour sa scénographie puissante, je n'ai eu aucune peine à entrer dans une sorte de.
La musique m'a emportée, mais j'ai beaucoup travaillé sur Gorecki quand jétais à la Sorbonne! il a d'ailleurs écrit des oeuvres plus " douces" comme la 3ème symphonie. Mais passons...
J'aime bien la frénésie qui se dégage d'une sorte de
Dans le geste du ballon qui éclate, vous voyez la mort d'un enfant en devenir, je vois un ballon qui éclate, rien de plus
et je crois que le monde est tel qu'on le voit; c''est nous qui lui donnons son sens et pas l'inverse


je n'ai pas le temps aujourd'hui encore de rédiger une grande critique,mais cela viendra :mrgreen:

par ailleurs, si j'ai écrit que Hurlevent et Mats Ek étaient les deux spectacles qui m'avaient le plus enthousiasmé ( sans parler de Pina Bausch, mais que je n'ai vu qu'à la télé) c'est parce que j'ai été privé deux fois de Casse noisette à cause des grèves,et que par ailleurs, Paquita m'ennuie, donc je ne suis pas allée le voir; peut être sinon, l'aurais je cité!!

mais je sais déjà que je me rattraperai l'année prochaine en allant voir deux ou trois distributions de Raymonda

A moi aussi, les grands classiques manquent! mais j'ai un amour égal pour les ballets plus contemporains; je voudrai juste ne pas avoir à choisir entre les deux, car " j'ai deux amours" et je refuse d'en choisir un contre l'autre! :mrgreen:
 
 

Messagede shana » Mer Mai 14, 2008 9:04 am

compte rendu du spectacle du 11 mai, à 14h 30


il est difficile face à deux oeuvres aussi magistrales de résumer ce que l'on a pu ressentir pendant un spectacle; aussi me bornerai-je à quelques réflexions sur ce qui m'a le plus marqué!

d'ailleurs mon enthousiasme est tel que j'ai écrit un petit article sur Manuel Legris sur mon blog ce matin. Voici l'article : http://shabastet.over-blog.com/article-19544381.html

je dois dire que lorsque j'ai lu dans le programme l'intrigue de la maison de Bernarda, je me suis dit " eh bien, cela va être gai!"

mais cette oeuvre a passé à la vitesse de la lumière : il faut dire qu'elle était servie par des interprêtes d'exception

résumons un peu : Bernarda, veuve, a cinq filles : Augustia, l'aînée et la " laide" qui seule aura une dot ( dansée par Laétitia Pujol qui de rôle en rôle m'emporte avec elle) la Bossue, dansée par Claire Marie Osta qui donne à ce rôle ingrat une couleur bien particulière
il y a aussi les deux jumelles dansées par B Martel je crois, mais je ne sais pas le nom de l'autre, car la distribution a changé, et je n'ai retenu que le nom de Martel : les deux danseuses, tout en étant aussi tyrannisées que leur soeurs par leur mère, ont créé une complicité extraordinaire
et puis il y a la cadette, jolie, dansée par Charlotte Ranson. Et enfin, l'incroyable M Legris en Bernarda. J'ai rarement vu à l'opéra un artiste près de son départ, qui à chaque rôle révèle quelque chose de nouveau sur lui,sans que la technique ne faiblisse.... dès son arrivée, cette Bernarda en impose!

cette veuve, tyrannique, autoritaire, despotique a une bonne, la sémillante MA Gillot, qui lui tient tête tant qu'elle peut mais très souvent se retrouve elle aussi écrasée par la figure autoritaire de Bernarda

De l'oeuvre de Garcia mats ek a tiré une scénographie intelligente et dépouillée tout à la fois. et d'une force! ça barde chez Bernarda!!! :mrgreen: Quelle est intense, pleine de rebondissements, et surtout terriblement humaine!
l'un des spectateurs me faisait remarquer en sortant, que lui aussi et ses soeurs se cachaient sous la table pour échapper à leur mère en furie!
c'est ce genre de détail que j'adore chez mats ek : c'est un homme de théâtre, cela se sent; au delà de la chorégraphie, il sait utiliser mille détails qui campent les personnages, leurs quotidiens, leurs relations

autre chose de très bien mené : l'évolution des personnages ou leur " double fond"

Ainsi, la mère tyrannique est elle une femme meurtrie : Legris donne a ce personnage un éventail d'émotions qui font que le coeur balance entre le dégout et une certaine pitié - sans que cela ne touche au grostesque- ce qui aurait pu être le cas avec la scène où elle/ il danse seins nus, avec la statue du christ amoureusement descendue de son crucifix

la soeur bossue qui toujours subit ses soeurs et ne cache pas une certaine méchanceté, revendique elle aussi un droit à la liberté, à montrer son corps : comme l'a fait remarqué quelqu'un C M Osta danse une variation étonnante avec un costume chair où apparaissent marqué le sexe et les seins; sans faire oublier ce costume étrange, elle donne à son personnage une détermination mêlée d'une sensibilité qui couve, et en demande qu'à s'exprimer

Il faudrait aussi parler de MA Gillot qui donne à son personnage une vitalité sans cesse brimée par Bernarda, qui apporte de la vie dans la maison, et qui créée une vraie complicité avec les soeurs

Bref, toutes ces soeurs ont tissé des liens palpables pour le spectateur qui va de la soumission à un inextinguible besoin de liberté ( scène où elles dansent toutes dans une lumière rouge, leur aspiration à vivre!)

mais le drame couve, car si Augustia est dotée et promise à un belâtre ( Bullion) c'est la cadette qui est séduite par lui, puis abandonnée ce qui la conduira au suicide qui marquera définitivement le départ des filles de la maison de bernarda; très beau duo entre Ranson et Bullion, meêm si l'absence de musique m'a manquée; mais ce que j'ai préférée c'est la variation de ranson dans sa petite robe bleue avec des fleurs : elle apporte tout à coup dans le bouquet noir de ses soeurs, une fraicheur, une vitalité, qui sont réjouissants pour ces soeurs et pour le spectateur. Ranson montre elle aussi de belles facettes de son talent et donne del' épaisseur à son personnage

cette pièce de mats ek, sombre mains non dénué de moments de répits, montre sous une austérité apparente une chorégraphie pleine de vie, qui raconte une histoire que l'on a envie de suivre....

bref, après cette pièce, j'attendais la seconde avec impatience

là, on change de registre ! et c'est vrai que la scène est allongée, ce qui fait que, comme j'étais au deuxième rang, j'avais les danseurs juste sous mon nez!

cette "une sorte de" est une oeuvre loufoque, bourrée d'énergie, avec des personnages de foire qui entrent, sortent, se croisent, se mêlent, se quittent
J'ai vu les ballons comme je les voyais enfants à la fête foraine.... on les gonfle, ils s'envolent, ils explosent!

J'ai été ravie de revoir danser N Daniel aux côtés de N Leriche : quelle complicité entre eux!
de même pour M Kudo, toujours lumineuse en scène!

mais ce qui ici m'a emportée, c'est la générosité de toute la troupe qui sert l'oeuvre de mats ek avec une conviction qui fait plaisir à voir!

dans le programme, mats ek dit qu'il se réfère un peu à Magritte, à Ensor... il y a de toutes façons une touche dada, dans cette oeuvre

en voici une petite définition :
Ce mouvement a mis en avant l'esprit d'enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le rejet de la raison et de la logique, l'extravagance, la dérision et l'humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants,



c'est tout à fait ainsi que j'ai reçu cette oeuvre, et non " au pied de la lettre"

j'y ai vu du jeu, une grande farce, le tout emporté par le clavecin énervant comme un moustique enfermé sous une toile de tente qui zozoille toute la nuit!!!

bravo à tous les artistes :merci :bravo: :a:l :hola! et merci à mats ek!!!! :fou:! :bisou:
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 22:35

 Bon, mon titre est racoleur : je n'ai pas vraiment assisté aux adieux de Belarbi, mais à l'une de ces dernières soirées...

Le rendez vous fut raté, complètement...
Que s'est il passé?

Je ne sais pas... ou plutôt, cela a mal commencé, car j'ai eu la désagreable surprise de voir que c'était S Romberg et non MA Gillot qui dansait ce soir là
J'adore Romberg, son tempérament,mais je voulais absolument revoir Gillot dans Signes...

J'avais gardé en mémoire ce Signe, créé pour Pietra, et qui m'avait tellement envoutée
Des artistes m'étaient restés en mémoire : martin Chaix ( qui a quitté l'opéra depuis) Amélie Lamoureux, D Gilbert... non qu'ils fussent mis sur le devant de la scène mais leur personnalité même dans un groupe, enrichissait le propos du ballet
Et là? rien....

D'abord, la musique m'a horripilée... alors que en temps normal, ma foi, je la supporte car elle s'accorde bien avec les toiles de debré et la chorégraphie de Carlson
Et puis le duo Romberg Belarbi n'a pas fonctionné pour moi
Est ce pour cela qu'ensuite, j'ai trouvé tout le monde éteint, Belarbi le premier?
Tout le monde ce soir là était il fatigué?
Etais je moi même fatiguée, et sans envie de voir de la danse?
Ou bien, mon attente quasi amoureuse était elle trop intense?

A toutes ces questions, je répondrai non...
Un mois avant j'avais vu Guillem : attente frénétique, fatigue de devoir se rendre a Versailles avec les bouchons, le parking a deux kilomètres de la scène... et pourtant, soirée magique

Difficile donc de dire pourquoi la grâce n'a pas été au rendez vous
les tableaux se sont succédés les uns aux autres... jolis, esthétiques, mais sans le moindre frisson

J'avais beau savoir que c'était la dernière fois que je voyais danser Belarbi, rien n'y a fait...
J'ai eu beau surimprimer sur signes une de ses toutes premières apparitions en tant que solistes à l'opéra vingt ans plus tôt ( un des quatre prince de la belle au bois dormant) je n'ai pas réussi à m'émouvoir moi même!!!

Bon, la soirée fut tiède, un peu ratée... je suis ressortie déçue en me disant que j'aurais mieux fait d'aller voir là dame aux camélias avec I Ciaravollo
Dommage....

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 22:34

voici mon petit compte rendu posté sur danser en france


son de cloches légèrement différent avec moi!!!

si je suis ressorti complètement enthousiaste, c'est uniquement grâce à denis Matvienko

de mon point de vue, il porte le ballet de bout en bout, lui insuffle son âme, son énergie, sa passion, sa danse!

rien que pour cela, je suis ravie d'avoir vu Spartacus. Cet artiste - invité - dénote complètement avec le reste de la troupe!


maintenant le ballet!

sincèrement, j'ai trouvé les chorégraphies plutôt vieillotes et mal fichues par moment, à un point tel que le premier acte m'a fait périr d'ennui sauf lorsque Spartacus arrivait
le tout est naîf!

les chorégraphes hollywoodiens parfois ont été plus inspirées dans les danses orgiaques.

    Les queues des petits faunes qui sautillent... ou les bergers qui singent Maurice Chevalier et sa canne...
Bon j'exagère?
    Non, c'est juste que j'ai trouvé tout cela vraiment vieillot

    Mais il y a des moments plus réussis : notamment la scène ou Spartacus dans un dernier élan s'élance au nom de la liberté et se retrouve empalé sur les lances... moment extrêmement saisissant tant Matvienko s'investit dans son rôle.
    Ce Spartacus/matvienko m'a rappelé Burton/Marc Antoine dans Cléopatre, quand au matin tous l'ont abandonné et qu'il s'élance seul avec son petit cheval dans le grand désert...


    Je n'ai pas aimé du tout la frêle Lunkina - elle est extrêmement   longiligne  - personnellement, cette fragilité, ce manque de chair, j'ai du mal !je n'ai ressenti nulle émotion mais beaucoup d'ennui en la voyant danser....

j'ai nettement préféré Shipulina pour sa présence, même s'il est vrai qu'elle n'avait tendance à ne jouer que sur un seul registre, celui de la séduction

    Chapeau pour la scène au baton, ou elle doit imposer sa présence malgré les couples enlacés au sol qui se trémoussent sur scène pour simuler l'amour ( pas du meilleur goût non plus, ça fait diversion...)

quand à Crassus, je l'ai trouvé immature et fade, et sa perruque!!!
il avait du mal à donner de l'ampleur à son personnage; je n'y croyais vraiment pas...

oui, les costumes sont vieillots, et les Romains du premier acte, plutôt rigolos!

ensuite, le deuxième puis le troisième acte m'ont plus emportée - mais pas toujours!- et j'ai trouvé le corps de ballet parfois un peu brouillon, un peu fouillis

certes, il y a du plaisir à danser, tous se donnent à fond, mais quelque chose de brouillon quand même!

mais grands dieux! l'orchestre!!!

Katchaturian ne brille pas par sa finesse, mais alors servi par l'orchestre Colonne, c'est carrément de la fanfare de cirque!

le beau duo Spartacus/phrygia : gâché par des cordes décalées par rapport aux bois!
un massacre!
et ce n'est qu'un exemple

chacun jouait dans son coin, il n'y avait aucune nuance : tout à coup, un tuba braillait, puis le xylo se déchainait comme un fou, une vraie foire!

bon...

à tout prendre, je préfère mille fois Ivan le terrible, mais il faut dire qu'à l'opéra de Paris, il a été servi par des décors et des costumes magnifiques...

en fait, remis un peu au gout du jour avec des chorégraphies dénaisées, ce Spartacus me plairait beaucoup!!!!
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 21:09

albrecht : Nicolas leriche

Giselle : Laetitia Pujol

HIlarion : W Romoli

MYrtha : M A GIllot

pas de deux : Philbert/ Thibault

Bathilde : Natacha Quernet

Son père : R Wilk


 

 

 

 

 

 

 

Ce fut une perfection !.....

C'est la troisième fois que je vois cette distribution: la première en 2003, la seconde, en 2005 et j'en redemande encore !

Je me réjouis vraiment que ce soit cette distribution ( pour les rôles titres) qui soient captés, parce que N Leriche est vraiment au sommet de sa forme physique et artistique Et chose incroyable, jamais il n'a été aussi léger! Des receptions de sauts félins comme il sait les faire mais sans aucun bruit ! Bref, mais revenons au début Pourquoi une perfection? Parce qu'il y a une parfaite cohésion de bout en bout que ce soit le corps de ballet, les roles secondaires, ou les roles titres, on sent un formidable travail d'équipe!..... et cela, je ne l'ai pas toujours vu à l'opéra de Paris ces dernières années Il est vrai que c'est la troisième fois que cette même équipe est réunie, et peut être que le travail fait sur la scène a joué en la faveur de tous ces danseurs, pour rendre le tout vivant, naturel, beau, émouvant...

De l'art comme je l'aime de plus profond de mon être

Je n'ai pas vu Dupont avec Leriche donc ne pourrai comparer, mais le couple Pujol / Leriche est vraiment totalement en osmose

D'un bout à l'autre du ballet, on est emporté pour leur amour malheureux, tragique, et lors du grand pas de deux du second acte, j'étais bouleversé comme rarement

Comment Nicolas Leriche fait il au premier acte pour nuancer autant son personnage? séducteur, puis séduit, puis amoureux, puis complètement emabarassé lorsque sa fiancé arrive , mais le regrettant aussitôt, puis totalement dépassé par ce qui arrive :la mort de la petite paysanne dont il est vraiment tombé amoureux! Mille nuances de jeux nous montre qu'il est un prince mais qu'il ne voit pas en Giselle qu'une amourette de passage; que du plus profond de son être, il aspire à autre chose, et qu'il aime vraiment Giselle

au premier acte, Giselle est d'une fraicheur fantastique, réservée, mais espiègle, amoureuse et heureuse comme on l'est à cet âge quand on aime la première fois Mais ce qui est encore plus fabuleux : ce sont toutes les failles qu'on sent dans ce personnage : derrière sa joie se cache un mal être, une souffrance, comme si la folie guettait Elle surgit tout à coup sans prévenir : comme la scène de la marguerite ou on pressent ce qui engloutira la raison de Giselle le corps de ballet est impeccable! Enjoué, enlevé, il y a beaucoup de plaisir et de joie sur scène, techniquement ensemble, et ce bonheur est complètement communicatif

Hlarion/Romoli a beaucoup de présence, mais il campe un Hilarion traditionnel, brutal, jaloux, sans "nuance", qui fait peur! Très convaincant, même si j'avais beaucoup aimé les nuances apportées par Yann Bridard au personnage lors d'une autre saison

Et puis l'écuyer d'Albrecht est fantastique : bravo à S Elizabé qui rend son personnage totalement crédible, attachant Il est si protecteur face au prince, il incarne le bon sens absolu!

Encore à citer l'extraordinaire R Wilk qui se tire toujours avec maestria des petits rôles ( l'homme dans Sylvia par exemple) Là, ce prince en impose, on sent tout le poids qu'il peut faire peser sur sa cour, tout l'étau qui peut se resserer autour de ces gens

Sa fille Bathilde est une merveilleuse Bathilde ( même si j'ai encore en moi la vision de Laurence Laffon) princesse belle, à l'aise dans le monde qui est le sien, qui montre un interet à la fois sincère et un peu condescendant pour la petite paysanne

Pas de deux :

 E Thibault en super grande forme!!! techniquement impeccable ( je n'ai rien remarqué à la reception de ces sauts) mais je n'arrive à voir en lui un jeune marié, paysan de surcroit! mais sa technique est vraiment impressionnante Quand à A Philbert, très belle technique, grande grâce, mais quelque chose d'un peu trop précieux pour moi; un peu trop manièré. Il est difficile en peu de temps de faire exister un couple sur scène, et je n'ai pas trop cru à celui là, même si leur danse était vraiment techniquement irréprochable!!!


 

 

 

Dans la scène de la folie, Pujol semble complètement passer dans un autre monde; elle est déjà dans l'autre monde Les danseurs qui l'entourent semblent ne pas avoir leur place sur scène, et même quand il sont en mouvements, ils semblent décalés, tant elle parvient a faire exister cet autre monde, monde parallèle à ce moment là! ce monde parallèle, qui l'a happé et dont elle ne sortira plus... En même temps, elle ne surjoue pas, elle reste simple, très naturelle Ce sont des détails qui font la différence, un regard, un poignet, une façon de faire un pas! bref!

Comme toujours après le premier acte, je ne quitte pas mon siège, car il faut que je me remette!

Le second acte fut une perfection!!!

MAIS je n'ai pas aimé les éclairages de ???? impossible de trouver le nom

1) le ciel étoilé n'apparait pas! ( jadore voir ce ciel peint, étoilé, noir et brillant qui apparait au milieu des branches tordus des arbres :là rien!!!

2) il y a toujours ces auréoles jaunes sur les tutus : ça ne fait pas du tout clair de lune, mais tutus mal lavés!

3) la pénombre est trop forte, et gâche vraiment quelque chose Dommage!

Myrtha surgit!.... et voilà M A Gillot qui apparait ; j'ai d'abord cru qu'elle était tiré par des fils invisibles et en ai été étonnée!!! elle ne touchait pas le sol! j'aurais pu rester des heures à la regarder glisser ainsi, au milieu des arbres du cimetière.... en fait, si, et c'est en regardant ses pieds que j'ai vu son secret elle relache ses chevilles avec tant de maitrise que ses avances glissent, irréelles, sur le sol; avec cela une immobilité parfaite du buste ! elle incarne un fantôme hiératique, froid, blessé, pétri d'un amour propre froissé qui cache une souffrance enfouie Sublime! il n'y a qu'une chose qui m'a un peu gênée : ce sont ces jetés attitudes, ou les mouvements de la tête étaient très marqués, comme si elle cherchait la force dans ses épaules. Mais malgré cela, sans importance, peut être, son personnage existe vraiment de bout en bout et s'inscrit parfaitement dans la dramaturgie

Pujol est un fantôme plein de souffrances, d'amour et de pardon elle n'est peut être pas la plus parfaite Giselle sur le plan de l'immatérialité ( ce dont on parlait l'autre jour, cette sensation d'air) mais émotionnellement, c'est très profond; tout est intériorisé sans une fois de plus en faire trop

Avec Leriche, le couple est bouleversant; il peut enfin s'aimer dans ce monde de fantôme et partager pour quelques instants un amour qui leur a été impossible sur terre

petit détail j'avais devant moi deux adorables fillettes de 6 et 9 ans la petite de 6 n'a pas arreté de gigoter pendant tout le spectacle, parce qu'elle voulait comprendre et questionnait sa mère ou sa soeur, elle se hissait sur ses bras, passait d'un côté de l'autre pas grave, cela ne me genait pas et je me disais quelle chance elle à de voir cela si jeune mais pendant ce fameux pas de deux :elle n'a plus bougé pendant cinq longues minutes! elle etait happée par le couple! pétrifiée devant cette beauté

Il faut dire que le passage très lent ou Albrecht soulève Giselle et qui souvent se ralentit ( ce qui a été le cas, mais naturellement) a été ici un sommet invraissemblable d'émotion! c'est comme si tout à coup, tout s'était suspendu dans le temps : leriche pujol ont arrété le temps ! Cette fillette s'en souviendra longtemps!

et puis, Leriche, le plus bel Albrecht que j'aie vu ces dix dernières années, surtout hier! sa dernière variation était pleine de fougue et de desespoir, et comme l'avait dit Turlututu, sa série d'entrechat qui à la fin, loin de faiblir rebondit de plus en plus, dans " l'énergie du desespoir"!!!

idem pour les entrechats de Giselle lorsqu'elle recule : une frénésie, une vivacité, mais toujours musicale!! voilà l'ensemble des willis était parfait, et vraiment la nuit et les fantômes, le noir, le blanc, l'argent, c'est tout un univers magique et effrayant à la fois que je retrouve depuis trente longues années avec la même émotion merci à tous ces sublimes artistes pour ce moment d'exception!!!!

et bravo à toute l'équipe de danse, de costumiers et de décorateurs! un travail d'équipe parfait!!!

 

ps : le public je ne vais jamais voir de spectacle l'après midi la,je n'ai pas eu le choix j'avais les vamps derrière moi :

 -qu'il saute haut, ce petit jeune homme!

 -et t''as vu cette petite?

- oh, oui, elle est bien mignonne!

- c'est la petite de la télé?

 - oh, c'est seyant, ces petites jupes qui volent!

- et la musique!

-oui, ça me rappelle les valses de vienne etc, etc! d'ailleurs, pendant tout le premier acte, il y avait un petit brouhaha de voix et de commentaires .... les chut des uns et des autres n'y faisaient rien... là aussi, ce n'est pas très grave, sauf quand les vamps se sont mises à chanter en coeur pendant le second acte.... argh! !!!!!!

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 21:08

compte rendu écrit sur le forum de Cathy, danser en france


Je reviens sur la représentation du 10 novembre à 14h30avec Stéphane Bullion en Jason
Emilie Cozette en Médée
Alice Renavand en Creuse


Cette oeuvre à mi chemin entre l'onirisme et le drame permet plusieurs lectures de la part du spectateur...
les enfants endormis sur l'arbre, tous les sceaux suspendus et ceux qui délimitent l'espace, le sommeil qui est présent dès le début ( les enfants dorment et s'éveillent) et au milieu de l'oeuvre (Médée s'endort et ses enfants dorment sur elle), tout cela crée un climat étrange.

Peu d'élements de décors mais suffisamment et avec une lumière travaillée pour créer un espace scénique, poétique.

Des costumes sobres mais qui là aussi instaurent quelque chose de spécial, hors " temps"

La présence des enfants au début de l'oeuvre qui apporte leur candeur... et puis Médée Cozette arrive


Je ne l'avais pas vue danser depuis un moment et je dois dire qu'hier j'ai été plutôt séduite par sa Médée

Dès son entrée, se dégageait d'elle une grande force qui sied au personnage. On la sentait un peu tendue, un peu rigide, mais cela ne nuisait pas au personnage
Dans sa danse avec les enfants, on sentait Cozette très attentive à eux - trop car du coup, elle était légèrement décalée, et il n'y avait pas vraiment d'osmose entre eux) mais pas vraiment maternelle à ce moment du ballet

et puis Jason-Bullion la rejoint et là, enfin, elle s'est vraiment mise à danser
Sa danse est ample, vivante, puissante par moment, et le pas de deux dégageait une grande force
En voyant danser Jason-Médée, on sentait chez ces deux personnages un rapport plus fort qu'amoureux, comme deux amants qui s'aimeraient et se détesteraient à la fois, mais seraient liés par un rapport passionnel...
Bref, une grande tension dramatique se sentait déjà dans ce premier pas de deux.
Et puis Médée s'endort, Jason lui apporte ses enfants...

apparait Creuse-Alice Renavand...
J'ai toujours adoré Renavand, quoiqu'elle danse!
Mais là, le personnage de Créuse lui va fabuleusement bien : elle est tour à tour vive, sensuelle, espiègle, séductrice, avec une souplesse dans les mouvements qui contrastait merveilleusement bien avec l'entrée hiératique et pleine de force de Médee-Cozette.

Au vue de sa puissance de séduction, le duo contraste la aussi bien avec le premier : on est dans un rapport amoureux différent, plus basé sur les sens semble-t-il.

et puis Médée s'eveille. Mais en fait, n'est elle pas en train de rêver? N'est ce pas son rêve qu'on voit sur scène?
Et la, tout va basculer

Le pas de trois a été magistral : les trois danseurs étaient en symbiose et le point culminant du ballet a vraiment été ce moment de danse, nerveux, précis, tumultueux, douloureux, où l'on sent bien que Médée n'aura pas le dessus, tant Créuse est sûre d'elle.

PUis Cozette bascule dans la folie : elle a eu un soucis avec sa robe qui ne s'est pas décrochée, et très très habilement a su tirer partie de ce morceau de tissus qui pendait, qui l'entravait dans ses mouvements comme si c'était fait exprès.Bravo!

Cozette, dramatiquement parlant, a incarné une femme qui perd tout repère et n'est plus maitresse d'elle même, ne sait plus ce qu'elle fait.
La toute fin du tableau, lorsqu'après la mort de ses enfants, elle danse la ronde que ses enfants dansaient, seule, en soufflant sur sa main, on sent que déjà, elle comprend que l'irreversible s'est produit et qu'elle ne trouvera plus la paix


J'ai donc trouvé pour la première fois depuis que je la vois sur scène depuis sa nomination, des qualités d'actrice à Cozette : elle a gagné en présence, artistiquement elle a mûri. Il y avait des petites maladresses, mais le personnage l'a emporté sur les imperfections, et c'est cela que je demande à une danseuse.

En face d'elle Bullion incarne un Jason implacable, presque froid, mais qui se réchauffe au contact de Creuse, et qui est plein d'amour quand il est avec les enfants

Quand à Renavand ! :a:l

La musique de Mauro Lanza passe de l'onirisme du début, avec les sons cristallins, au drame à la fin de l'oeuvre. La partie centrale semble hors temps, avec ses sons étirés, tenus, dans un registre aigu

Bref, Médée reste une oeuvre dramatique puissante, convaincante, où le spectateur participe activement à ce qui se déroule sur scène.
On est encore dans le domaine de "l'humain"

Venait ensuite l'attendu Genus servi par une brochette de talents : Cozette remplaçait cependant Lestestu.

Très sincèrement, j'ai été emballée les dix premières minutes, lors du trio Bélingard/ Phavorin/ Pech

M Heyman m'a littéralement scotchée sur mon siège : quel talent!


imaginez un mélange de danse classique et smurf où tout se désarticule...
c'est assez inhabituel ces mouvements de vague, du buste, des épaules, qu'on trouve habituellement dans les danses de rue; ces mouvements qui glissent sur tout le corps sont associés à une technique classique. c'est surprenant! On voit que l'être humain est autre chose!

Et puis très vite, c'est retombé comme un soufflet : vous le sortez du four, vous faites " ah" et dix minutes après le beau soufflet est tout raplapla

C'est l'exacte impression de ce que j'ai ressenti

passée la surprise du langage de Mcgregor bouillonant d'idées, je me suis reprise et je me suis dit : " après?"

Où veut en venir ce monsieur? les danseurs font leurs solos/ duos/ trio et autres les uns après les autres, rivalisant de contorsion, d'agilité, de précision, de force, de virtuosité, mais ensuite?

ensuite, on est lassé par les néons, par la video ridicule, par la vacuité du propos, par la musique qui oscille entre les quatre saisons mal digérées, et la mauvaise musique répétitive des années 70, sans parler des " boum boum" et le tout piétine dans un univers totalement vide

Est ce son propos? la force du langage suffit elle à faire une oeuvre quand celle ci est mal ficelée?

Ce n'est pas le petit cours de science nath expres sur écran qui permet de donner du sens à cette chose creuse
Les danseurs prennnent énormément de plaisir à le danser : soit!

mais pour le spectateur, quel ennui!

les quinze dernières minutes, j'ai vraiment pensé à autre chose, protégeant mes yeux qui larmoyaient des néons agressifs...

bref, je comprends qu'on puisse trouver plaisir à voir les danseurs dans cette pièce, car ils excellent, mais la pièce en elle même qui dure quand même quarante minutes manque d'air...

J'en suis moi même navrée :( , après avoir lu de la part des danseurs tant d'enthouisiasme...
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 21:07
compte rendu additionnel écrit sur le forum de Cathy, danser en france

Quelques mots de plus, pour cette première représentation!


j'étais pour la première fois de ma vie, au deuxième rang, je voulais voir mes deux idoles de près!

c'est vrai que près, on perd la vision d'ensemble, mais vraiment, on se rend compte de pleins de petites choses émouvantes : notamment le souffle des danseurs!


quelques points simplement :

pour moi, la dramaturgie fonctionne toujours aussi bien! j'ai toujours autant de plaisir à suivre les passions des différents protagonistes!
j'ai découvert quelques nouvelles têtes, notamment dans le corps de ballet
Martin Chaix n'était pas là, snif!!!

Mais il y avait la beauté de Alica renavand, et le plaisir de Charline G. à danser : elle était époustouflante, en gros godillots et jupe paysanne! quelle magnifique artiste elle aussi!

les grands absents pour moi : karl paquette en Edgar, qui m'avait arraché les larmes
la première fois que j'avais vu la scène des vêtements superposés, j'avais presque ri;c'était JG bart qui la dansait
puis je l'avais revu par Paquette et j'avais été bouleversée

là, j'ai revu JG Bart, qui a une danse incroyablement impeccable, mais je n'ai rien ressenti!
pourtant, quelle magnifique maitrise des pas! sa danse est bien en relation avec son personnage, engoncé dans les règles de sa caste, mais il me manque ce petit côté " fragile, desespéré" qu'avait Paquette, cette faille apparente sous le masque de la bienséance

Romoli aussi m'a manqué : certes, Stéphane Bullion donne une version de Hindley plus " grand seigneur déchu" , plus lisse, moins môme teigneux qui n'accepte pas Heathcliff,
néammoins, ses pas de deux avec Nicolas sont impressionnants de hargne, de violence!

Nolwen Daniel campe une Isabelle très interessante, et la aussi ses pas de deux avec N Leriche fonctionnent bien : on comprend exactement ce qui se passe, ce que les protagonistes nous racontent
mais j'ai l'impression que cette artiste se bride elle même; j'ai l'impression qu'elle peut aller encore plus loin! et pourtant, c'était déjà intense, mais il y a quelque chose en elle qui semble se retenir
ou bien trac de la première?

évidemment, je regrette Eléonora, mais là, plus par passion personnelle!

d'ailleurs, la lisibilité du ballet est totale cette saison : on comprend, on suit, on est happé par l'histoire qui nous emporte

bref, si l'on rajoute la beauté de la lumière, un orchestre plutôt bien dirigé pour une fois, un engagement de la part des danseurs, on ne peut que se montrer comblé...
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